Présentation de l'éditeur « J'ai peur... non du résultat, mais de le leur annoncer, peur qu'ils ne prennent la proie pour l'ombre et pensent qu'ils avaient tous raison et que ceci expliquera cela. Ce serait trop facile... et surtout tellement faux ! » La voix de Véronique accompagne Céline. Elle est là , dans ce petit cahier rouge, un journal aux derniers mots noyés dans une tache d'encre dont on ne connaît pas l'auteur. Et Céline, son amie d'enfance, tente de comprendre, cherche, rage et tourne les pages. Laure aussi, habitée par sa foi et hantée par le journal de sa soeur, y cherche la vérité. Elle partira en Italie, dans un couvent, après, peut-être... Dans le Jardin du Luxembourg, écho aux gisements enfouis du désir, toutes deux tournent autour de l'absence de Véronique et nous interrogent. L'amour, le vrai, serait-il une échappée à la putréfaction, une résurrection dans les yeux de l'autre ?
L'avis de la rédaction :
Le manque comme une pelote de laine nichée dans le ventre de deux personnes à la suite de la mort d'une proche. Une pelote à partir de laquelle, chacune va tisser un canevas tantôt coloré, tantôt noir. Le sentiment de culpabilité n'est pas toujours un ennemi dans ce deuil malhonnête et sublime. Le livre m'a ennnuyé, ce n'est pas le style, impeccable de l'auteure qui m'ennuie mais la mort comme point de départ du voyage intérieur.Acheter le livre :

4 commentaires sur "Allez au Diable Vauvert, nouveauté roman lesbien".
J'ai adoré Allez au diable Vauvert! C'est un livre où l'amour au féminin, loin des clichés, s'impose avec force et drame. On suit avec passion le cheminement de Céline et de Laure face au deuil de Véronique. Leur quête de réponses révèlera comme souvent des vérités inattendues. Chaque personnage est attachant dans sa complexité et sa sincérité.
Cécile - lundi novembre 2009 à 18:14
Je viens donc de finir cet objet étrange et séduisant qu'est "Allez au diable Vauvert". J'ai aimé Laure, cette sensualité déchirée entre terre et ciel, une héroïne toute en énergie d'amour qui n'est pas si éloignée des écorchées qui traversent les romans de Bataille - avec la douceur en plus, tout de même. J' ai aimé la construction polyphonique, les heurts de ces voix. J'ai encore aimé la sensualité de ces femmes, cette randonnée en montagne avec Céline et Laure...
Objet séduisant donc, étrange par sa narration distendue qui m'a parfois désarçonné, habitué que je suis au narration tirée au cordeau.
Un bel objet, assurément. En espérant qu'il trouve un lectorat vaste et un retentissement mérité.
Laurent - mercredi novembre 2009 à 17:44
Roman choral très prégnant et émouvant, Le "Diable Vauvert" fonctionne dans une sorte de "suspense" qui pourrait même être le principe d'une série littéraire (ou TV). Je l'ai lu en deux jours, il m'a vraiment accroché.
J'aime beaucoup sa complexité, ses ombres, ses non-dits même si les personnages s'y expriment pleinement. C'est cet échappement du sens aussi qui m'a beaucoup plus.
Finalement le côté "gay" est plus marginal (quelle provoc de ma part d'écrire les choses ainsi) que ce que j'avais initialement imaginé , et c'est très beau ainsi : c'est une donnée de départ qui jamais ne chercherait à se justifier (et en ferait un point d'arrivée), et ce qui remplit les présents et l'absente est d'une force et d'une violence qui englobe tout.
J'aime beaucoup cette écriture car elle résiste et réinterroge le sens même lorsque la forme y est simple.
Nicolas - Les Lilas - dimanche novembre 2009 à 10:37
Un roman superbe, que je conseille vivement. Une belle histoire d’amour et une écriture qui ne s’oublie pas. Avec en prime cette phrase qui reste même une fois le livre refermé : « C’est vrai qu’en regardant tes yeux, je ressuscite à une vitesse prodigieuse. »
(conclusion de la critique d'Isabelle B. Price sur ce roman - Voir le lien)
Pascal - lundi novembre 2009 à 06:29